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« La noble élégie s'éleva dans sa simplicité sublime, c'était Beethoven dont nous entendions la grande voix… après le dernier accord nous pleurions ». Une émotion analogue nous étreint à l'écoute de cette oeuvre, jouée par Giovanni Bellucci

Télérama

English

Maximum distinction marks from the magazine for Giovanni Bellucci's CD

«Thinking back to particular historic evenings one feels inconsolable at the idea of not having been there. We refer to that Parisian meeting in the home of a friend of Berlioz, in 1837, a place where Liszt later made his appearance. The pianist was begged to take his place at the piano to play the Adagio in Beethoven's Sonata in C sharp minor - the "Moonlight Sonata". When the lights in the salon went out, the handsome Franz asked that the darkness be total. And Berlioz continued: "in the depths of the darkness, the noble elegy rose up in its sublime simplicity; it was the shade of Beethoven, of whom we could hear the great voice. Each of us shivered in silence and after the last chord - we wept". A similar emotion grips us in listening to this Sonata recorded by the Italian pianist Giovanni Bellucci. This eminent Liszt expert has launched himself into an ambitious and impassioned record project: twinning the entirety of Beethoven's symphonies transcribed by the Hungarian with the entirety of the sonatas. The second volume presents, alongside the famous Fifth Symphony in C minor , the 'Pathetique' and 'Moonlight' sonatas. On the piano alone, Beethoven's genius shines yet more superbly: extreme simplicity of the initial themes, maximum complexity in the polyphonic effects at the end. ˙ Beethoven is the only man who has made me jealous¨, confessed Balzac. If there is a Promethean universe which can effectively compete with his Comédie humaine, it is surely that of the symphonies and sonatas by the Titan of Bonn!»

Gilles Macassar, Télérama

French

« Il y a des soirées historiques auxquelles on reste inconsolable de ne pas avoir assisté. Comme ce raout parisien chez un ami de Berlioz, en 1837, où Liszt fait une apparition sur le tard. On le prie de se mettre au piano pour jouer l'adagio de la Sonate en ut dièse mineur de Beethoven, « au clair de lune ». Alors que la lampe du salon va s'éteindre, le beau Franz exige que l'obscurité soit complète. Et Berlioz de poursuivre : « Au milieu des ténèbres, la noble élégie s'éleva dans sa simplicité sublime, c'était l'ombre de Beethoven dont nous entendions la grande voix, chacun frissonnait en silence et après le dernier accord... nous pleurions. » Une émotion analogue nous étreint à l'écoute de cette sonate, enregistrée par le pianiste italien Giovanni Bellucci. Cet éminent lisztien se lance dans un ambitieux et passionnant projet discographique : jumeler l'intégrale des symphonies de Beethoven transcrites par le Hongrois avec une sélection appropriée de sonates. Un premier volume propose, autour de la célèbre Cinquième Symphonie en ut mineur, les sonates « Pathétique » et « Clair de lune », aux tonalités mineures semblables. Au clavier seul, la force du génie beethovénien éclate encore plus superbement : simplicité minimale des motifs au départ, complexité maximale des effets polyphoniques à l'arrivée. « Beethoven est le seul homme qui me fasse connaître la jalousie », confessait Balzac. Si un univers prométhéen peut en effet rivaliser avec sa Comédie humaine, c'est bien celui des symphonies et des sonates du titan de Bonn ! ».

Gilles Macassar, Télérama

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